Une planche de surf en bois est longue et difficile à fabriquer. Elle pollue moins qu'une planche classique et dure plus longtemps. Natubo avait son nom, contraction de Natural Boards ; il fallait construire tout le reste. Le piège était connu : le surf en bois et l'écologie appellent vite l'imagerie hippie des années 70. Il fallait choisir un axe entre la technicité, l'écologie et la culture surf. Nous avons misé sur la précision de cet artisanat ; les couleurs portent la démarche écologique, la photographie les sensations.
Lucas a tiré la structure vers la modernité. Le monogramme est né dans l'atelier : deux dérives posées sur un carré, dont la soustraction dessine un N. La typographie Brutal Milk éloigne d'emblée l'univers du surf hippie, et les mises en page empruntent au dessin technique. Les dépliants, sur papier recyclé, présentent la planche comme un plan, en trois points : éco-conception, performance, durabilité. La rigueur s'y lit presque comme de l'ingénierie.
En contrepoint, la direction photo et une palette tirée des matières naturelles, vert forêt, caramel, coquille d'œuf. Les images montrent le bois, les copeaux, les surfeurs avec leur planche. Chaque planche est faite sur mesure, pour des surfeurs avancés qui savent quel shape leur va, et son étiquette est signée à la main par l'artisan pour celui qui l'achète. Sur les casquettes, la signature brodée résume le tout : « From Woods to Waves ».



















